Vivre avec un chat  
  

Le plus souvent considéré comme un agréable animal de compagnie, le chat n’en reste pas moins un carnivore domestique au même titre que le chien de garde ou de chasse ou même que le furet…
 
¤ Peu polluant, très peu bruyant, n’entraînant que très peu de contraintes, apte à la vie en appartement, il est le compagnon type de notre civilisation urbaine.
¤ Le chat, très CASANIER, est très attaché à sa maison, qui constitue son territoire et à son maître, contrairement à ce que l’on pense habituellement : le chat va manger quand on le caresse, peut déprimer quand son maître est trop longtemps absent, peut, à son retour,  le bouder, ou venir chercher une marque d’attention.
 
¤ Mais il reste toujours très INDEPENDANT, choisissant lui-même ses lieux de vie et ses habitudes, chaque chat, comme chaque humain avec son caractère propre, curieux de tout ou peureux, bavard ou taciturne, calme ou agité, goinfre ou délicat, bref tout l’éventail possible des caractères avec des particularités plus fréquentes chez certaines races de chats.
 
¤ C’est un animal  doté d’une BONNE MEMOIRE, capable de reconnaître, un an après, une chambre d’hôtel où il a séjourné une dizaine de jours,
 
¤ INTELLIGENT, capable, par exemple,  par son comportement d’attirer l’attention de sa maîtresse sur un bambin de 3 ans, qui risquait de se noyer,
 
¤ DOUE, semble-t-il, d’ UN SENS PARTICULIER, lui permettant de prévoir la venue ou la non venue dans l’Yonne de Parisiens lors de week-end : ce qui mérite d’être conté
 
¤ Des Parisiens, en week-end dans leur maison de campagne, avaient accueilli un chat errant qu’ils retrouvaient sur la margelle du puits chaque vendredi soir lors de leur arrivée. Ces vacanciers avaient en outre l’habitude de prévenir un voisin le vendredi matin afin qu’il ouvre et aère la maison. Un vendredi , ils oublièrent de téléphoner le matin et ne le firent qu’en cours d’après midi en annonçant un contre temps. Le voisin répondit qu’il avait compris qu’ils ne viendraient pas, car le chat, qu’il avait vu, ne s’était pas installé sur la margelle, comme à l’habitude. Mais, le vendredi suivant, le chat  était en attente à sa place habituelle car il savait que ses amis allaient arriver………. 
 
¤ Sa présence auprès des humains solitaires est devenue essentielle aux deux extrémités de la vie, chez les jeunes de couples dissociés dont le chat devient le confident, toujours à l’écoute de leurs problèmes et leur témoignant de l’affection ainsi qu’auprès des personnes âgées devenues isolées d’un cadre familial. Mais le chat a aussi un rôle important à jouer chez l’adulte déprimé, anxieux ou stressé et dans le couple sans enfants dont il remplace avantageusement la présence.
 
¤ SALUTAIRE et équilibrant auprès des SOLITAIRES, la présence acceptée du chat dans les Maisons de Retraite, dans certains secteurs psychiatriques, hospitaliers à séjour prolongé (pédiatrie, oncologie, rééducation)  serait plus que bienfaisante par sa simple et apaisante présence.
 
 
© Texte élaboré par Mr Jean Desnos.