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Il existe 3 types de nourritures pour les
chats :
- nourriture sèche (les croquettes),
- nourriture humide (les boites ou
barquettes),
- nourriture de ménage
(fait maison).
¤ La nourriture sèche :
Ce sont les croquettes habituellement de 2
types, les « bas de gamme » et les « haut de gamme », la différence résidant
dans la composition.
Actuellement, les
croquettes ont une composition équilibrée en protides, lipides, suppléments
vitaminés et minéraux et l’alimentation uniquement par croquettes est tout à
fait possible.
Toutefois, l’origine des constituants
des croquettes peut être très différente selon les fabricants : la base étant
soit des farines animales ou végétales soit des« viandes et sous
produits animaux », la nature de la viande, très variable, étant parfois
précisée (bœuf, poulet, mouton, ou autres).L’intestin du chat y est aussi très
sensible, car le changement brutal de marque de croquettes est souvent suivi
de troubles digestifs. D’ou d’importantes variations de résultats (croissance,
aspect du poil) pour l’éleveur selon la marque choisie et quelques conseils de
bon sens :
Ne pas croire qu’une croquette «
appétente » pour le chat est de qualité : l’ « appétence » étant liée à des
additifs bien connus des spécialistes et non à la nature des constituants.
Ne pas se fier à la notion de prix : le
même fabricant a une gamme d’une dizaine de prix différents pour la même
croquette, selon la quantité et selon votre qualité (particulier, éleveur,
revendeur) : les importantes marges bénéficiaires permettent toutes les
variations possibles du prix de vente à 30 ou 50% près.
Les croquettes spécifiques pour une race de
chat (composition ou forme du produit) font autant partie d’une étude de
marketing que de nécessités physiologiques.
Quelle
quantité fournir chaque jour : sauf cas particulier (maladies, obésité),
croquettes à volonté (car un chat s’autorégule) mais aussi EAU à volonté. Il
est fortement conseillé d’utiliser de l’eau en bouteille pour biberons, car
l’eau « potable » du robinet, riche en chlore, n’est pas du tout
souhaitable.
¤ La nourriture humide :
Ce sont les boîtes ou barquettes dont la
composition annoncée, flatteuse pour le palais humain (du genre : darne de
saumon aux petits légumes) l’est beaucoup moins quand on lit la composition :
toujours « viandes et sous produits animaux » et 4% de saumon.
Tout cela fait partie du marketing, le
maître du chat souhaitant faire plaisir à son animal favori en fonction de ses
goûts personnels.
Les boîtes ou barquettes,
si elles sont de qualité, peuvent permettre un apport calorique correct avec
parfois une accélération du transit intestinal avec des selles odorantes:
c’est là, outre le coût quotidien les seuls inconvénients de la nourriture
humide.
Les aliments à bas prix sont en
général moins riches en nutriments, ce qui entraîne un surcroît de
consommation réduisant de ce fait le bénéfice escompté.
¤ La nourriture de ménage :
C’est ce que le propriétaire du chat
prépare lui-même.
Il est donc certain de la qualité des
aliments qu’il prépare, c’est un grand « plus », mais l’équilibre nutritionnel
entre les différents constituants du repas est souvent défaillant, d’autant
que l’on pense toujours que ce qui est bon pour l’homme sera bon pour le
chat.. Contrairement à ce qu’on peut penser, le risque de carences multiples
est maximum.
D’autre part, la préparation du repas du
chat est coûteuse en temps et en argent avec des risques de carences
inattendues et à effets retardés.
¤ Critères de ces différents types de
nourriture :
L’alimentation doit répondre à des
critères de quantité et de qualité :
La quantité
:
Elle est fonction de ses besoins
énergétiques, qui varient en fonction de l’activité, de l’âge, de l’activité
sexuelle ( castration, gestation, allaitement…), de la lutte contre les
variations de température. On a pu toutefois fixer des critères journaliers
d’estimation à 40 ou 50 Kcal/kg pour un chat peu actif, pouvant monter à 90
Kcal/kg pour un chat très actif, avec une moyenne autour de 75 Kcal/kg. ( J.G.
MORRIS)
La
qualité :
Riche en protéines, pauvre en
glucides, variable en lipides (moins de 20%), cette nourriture doit apporter
en outre des compléments indispensables à la vie du chat,qui bien souvent est
incapable de les synthétiser lui-même. Des exemples : le chat est incapable de
fabriquer de la vitamine A à partir du carotène, de la vitamine D à partir des
U.V. du soleil, de la taurine à partir d’un acide aminé( la glycine),
d’assimiler de l’oxyde cuivrique ( alors qu’il assimile de l’oxyde cuivreux),
etc.…….Habitué à trouver dans les proies qu’il ingérait tout ce qui lui était
nécessaire, il faut lui fournir maintenant tout ce qui est indispensable à son
équilibre nutritionnel, à savoir : les vitamines A, B1, D, les acides gras
essentiels (acide linoléique « oméga 6 » et acide linolénique « oméga 3
»), des minéraux ( Calcium, Phosphore, Potassium), des oligo-élements (Cuivre,
etc). ( J.G. MORRIS)
Texte élaboré par Mr Jean
Desnos